Inauguration du parc éolien remotorisé

Le discours de Mme Le Maire

 

Le parc éolien de Chamlonge, cela commence à être une longue histoire ! De l’idée à la réalisation du projet, 10 années se sont écoulées avec une succession d’études, de réunions et d’enquête publique avant sa concrétisation. Mis en service en 2005, avec 12 éoliennes, puis 2 de plus en 2010, ce parc a été le premier en mégawatts installés de l’ex région Rhône alpes et avec son implantation à 1457m d’altitude, c’est le plus haut de France. C’est donc un parc “précurseur” et je voudrais saluer ici le travail accompli par Marc CHAMPEL qui a osé se lancer dans cette aventure de taille (à tous les sens du terme) et qui a toujours cru en la réussite de ce projet qu’il a su mener à bien jusqu’au bout, aux côtés de M PEREIGNE.

C’est dans ce même état d’esprit pionnier et avant gardiste que la société Boralex s’est lancée dans le repowering de ses 12 premières machines, prouvant ainsi les possibilités de recyclage de tous les composants (du béton jusqu’au bout des pâles) et en assurant l’avenir des générations futures au travers des capacités de production multipliées par 2.

Je voudrais bien évidemment rappeler et souligner le grand intérêt de ce parc qui a permis à la commune de Saint Etienne de Lugdarès et à l’ancienne communauté de communes “Cévenne et montagne ardéchoise” de :

  • créer la 1er micro crèche de France
  • sauver de la ruine le moulin de Masméjean
  • réhabiliter l’ancien couvent des soeurs Saint-Joseph
  • créer un réseau de chaleur bois
  • créer la résidence « Bon Accueil » aujourd’hui fonctionnelle et appréciée
  • et d’entretenir un parc locatif important sur notre Commune en participant notamment à leur isolation.

Le gros avantage de ce parc pour nous est qu’il soit implanté sur des terrains sectionaux, permettant ainsi une optimisation des retombées financières sur notre Commune.

J’ajouterais toutes les retombées liées à l’emploi local qu’il a généré et notamment  avec la base de maintenance ENECON qui a permis d’asseoir 7 créations de postes sur notre Commune et en espérant en pérenniser d’autres.

J’espère et je souhaite que l’accompagnement de Boralex sur les futurs projets de notre Commune sera à la hauteur des engagements passés et en adéquation avec la nouvelle puissance installée et que nous pourrons continuer à travailler en étroite collaboration.

Je tiens à remercier M le Directeur de Boralex pour son engagement à nos côtés et le soutien apporté à nos projets.

Ce parc va dans le sens de l’histoire. Nous savons qu’un jour il n’y aura plus d’énergie fossile et que ces solutions permettront à nos habitants de ne pas revenir à la bougie…

Inauguration du parc éolien remotorisé

Intervention de Mme le Maire au colloque national éolien 2021 :

Article du magazine “Enercom Windblatt” :

(1) Remotoriser à des hauteurs élevées
(2) Le plus haut parc éolien de France, Cham Longe, a été remotorisé. ENERCON a remplacé 12 convertisseurs d’énergie éolienne par 12 modèles E-82 E4 pour le propriétaire du parc éolien Boralex, et a presque doublé la capacité totale du parc éolien.

ENERCON a réalisé un projet sur le parc éolien de Cham Longe dans le Sud de la France avec le client historique Boralex qui sert d’exemple modèle pour le potentiel des projets de remotorisation. Le parc éolien original de Cham Longe a été construit en 2005 sur les communes de Saint-Étienne-de-Lugdarès et d’Astet en Ardèche et était composé de 12 convertisseurs d’énergie éolienne (WEC).

Le parc éolien appartient à Boralex, le plus grand producteur d’énergie éolienne terrestre indépendant de France. En 2010, 2 E-70 ont été ajoutés au parc éolien. Les 12 WEC d’origine avec une capacité totale installée d’environ 23 MW ont été remplacés par 12 E-82 E4 d’une capacité de près de 40 MW lors de la réalimentation du parc éolien.

Avec l’ENERCON E-82 E4 plus efficace, le parc éolien produit désormais presque deux fois la quantité d’énergie par rapport à la production de la WEC d’origine. Après remotorisation, le parc éolien pourra fournir de l’énergie renouvelable pour environ 20 000 foyers. Par ailleurs, la production d’énergie réelle devrait augmenter de 80% grâce à la technologie de pointe d’ENERCON, qui convient aux conditions spécifiques de ce site privilégié à 1 457 mètres d’altitude. “Le consommateur Boralex voulait améliorer le parc éolien. ENERCON a pu fournir un convertisseur d’énergie éolienne pour les sites de vents forts avec un système de chauffage des pales de rotor fiable qui permet une disponibilité accrue et une bonne puissance de sortie des WEC dans les conditions météorologiques difficiles sur site », explique Aurélie Woloszyn, responsable des ventes ENERCON.

Les conditions météorologiques complexes telles que les vents forts, les faibles températures et les chutes de neige au cours de la longue période hivernale ont posé plusieurs défis pour la réalisation du projet, ainsi que le terrain montagneux. En raison des mauvaises conditions météorologiques entre novembre et mars, le délai de démantèlement des WEC d’origine et d’installation des nouveaux WEC E-82 E4 a été court.

« En plus de cela, nous avons dû prendre en compte les restrictions dues à la pandémie alors que nous étions sur le point de démarrer le projet », explique Stéphane Karim, chef de projet chez ENERCON. Les restrictions de voyage ont retardé l’arrivée des spécialistes du démantèlement, la réduction du volume des marchandises transportées a entravé la livraison en temps voulu des composants, et l’autoroute A75, qui relie le port de Sète au le site du projet, était souvent fermée pour travaux routiers.

Les concepts de logistique et d’installation ont donc dû être adaptés plusieurs fois afin que la mise en service du parc éolien de Cham Longe puisse être achevé en décembre 2020. « Avec le grand engagement, l’inventivité et la flexibilité de toute l’équipe ENERCON, nous avons même pu réaliser le projet avec un mois d’avance pour l’entière satisfaction du client », conclut Jean-Paul Buttin, Chef d’équipe Gestion de projet et logistique.

Article original en anglais, issu de “Enercon Windblatt Magazine”, traduit par Thomas Van den Hende